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Bien isoler mon container maritime

Bien isoler mon container maritime

À l’heure de l’économie circulaire, les conteneurs maritimes fournissent d’excellentes solutions d’aménagement, de la maison au garage en passant par l’abri de jardin. Encore faut-il prévoir une isolation thermique et phonique suffisante pour en faire un lieu de vie ou de stockage confortable. Quelles sont les astuces à connaître ?

Pourquoi isoler votre conteneur ?

Les conteneurs maritimes dernier voyage sont disponibles à travers le monde. Recycler un ou plusieurs conteneurs en maison ou en local de rangement est une tendance en forte hausse. Le défi à relever consiste à y appliquer une bonne isolation. En effet, les parois d’un container maritime sont faites d’acier, matériau certes résistant et étanche, mais aussi particulièrement conducteur. Bien isoler les murs du bruit et des variations de température est donc indispensable. L’acier étant aussi sensible à l’humidité, cette protection servira également à préserver les parois de la corrosion.

Pour un conteneur, vous pouvez adopter une isolation par l’intérieur autant qu’une protection extérieure. Si elle entraîne une réduction du volume disponible, l’isolation intérieure est aussi moins chère. Un autre facteur essentiel à prendre en compte est le climat : le type d’isolation de votre conteneur dépendra étroitement de la température et du taux d’humidité de l’endroit où il sera installé, quel que soit l’usage que vous lui réservez.

Pour une bonne isolation intérieure 

De nombreuses techniques existent pour isoler par l’intérieur les murs d’un container, que l’on peut utiliser soi-même avec un peu de savoir-faire et les outils adéquats. Il importe de tenir compte de la finalité : entreprendre l’isolation d’un container pour le transformer en garage ou en abri de jardin ne demande pas forcément de soigner l’apparence. Si vous envisagez de faire votre maison d’un assemblage de containers, le soin apporté à la finition des murs et la préservation du volume intérieur prendra davantage d’importance dans le choix de l’isolation.

L’isolation par pulvérisation 

L’un des modes d’isolation les plus simples, même si elle réclame un équipement adapté, consiste à pulvériser de la mousse polyuréthane directement sur les parois de métal. Cette mousse possède la propriété de se dilater tout en durcissant une fois projetée. La mousse polyuréthane se distingue par sa durée de vie et ses capacités d’isolation phonique, mais aussi par son prix assez élevé. La mousse à pulvériser existe aussi à base de polystyrène, de cellulose ou de ciment, chacune avec ses particularités propres.

Avec la pulvérisation dite en vrac, une matière isolante telle que la laine de roche ou la ouate de cellulose est projetée par une souffleuse. Si cette méthode n’aboutit pas à l’isolation la plus durable, elle présente l’avantage d’être peu coûteuse et rapide. Elle se révèle donc intéressante si vous transformez votre container en abri de jardin.

Pour une isolation écologique 

Si le projet de réutilisation d’un container relève d’une démarche environnementale, il est logique que le choix du type d’isolation s’inscrive dans la même lignée. Aujourd’hui, un certain nombre de procédés obéissent à cette exigence.

La fibre de verre, peu chère mais potentiellement nocive, trouve son alternative naturelle dans le coton, issu du recyclage de vêtements, ou la laine animale. Le pouvoir isolant de ces matériaux s’ajoute à une bonne capacité à résister au feu. Ils se présentent sous forme de panneaux à découper et ajuster dans une ossature de bois ou de métal. Les plaques de liège, matériau végétal renouvelable récolté sur des arbres vivants, constituent également un isolant efficace et un excellent écran acoustique.

Et l’isolation par l’extérieur ?

Les raisons qui poussent à privilégier une isolation extérieure des murs du conteneur peuvent être d’ordre pratique, lorsqu’il s’agit de préserver le volume intérieur, mais aussi esthétique. Une mousse expansive peut très bien faire l’affaire, mais appelle à être complétée d’un revêtement de protection. Celui-ci peut revêtir la forme d’un bardage de bois pour un bon compromis entre prix et souci écologique, d’une couverture en vinyle ou en métal. L’option du toit végétal complète une isolation du toit sans s’y substituer, en apportant une touche naturelle pleine de charme.

L’isolation du sol n’est pas à négliger. Afin de garantir votre container contre les remontées d’humidité et le développement des végétaux, préparez la surface qu’il doit occuper avec une couche de géotextile et, par-dessus, 10 centimètres de gravillons et la même épaisseur de polystyrène. Le coulage d’une dalle de béton est une autre solution, plus exigeante en termes d’outillage. Une fois le sol stabilisé, l’isolation thermique du plancher du container peut être réalisée. Enfin, les ouvertures devront faire l’objet d’une attention particulière, ainsi que les angles, toujours difficiles à isoler parfaitement.

Les points à retenir 

Le confort thermique et acoustique de votre conteneur dépend d’un choix d’isolation judicieux, étudié en fonction de l’environnement climatique et de l’usage prévu de cet espace. Ces critères s’ajoutent au prix du matériau et de l’équipement requis pour le calcul du budget consacré à l’isolation. À la différence d’un local de stockage ou d’un garage, l’isolation d’une maison ne doit rien laisser au hasard pour que celle-ci soit habitable. Dans tous les cas, n’hésitez jamais à demander conseil à un professionnel !